Soleil, rosé et groupe d’Allemands à Capu d’Ortu

Salut à tous! Cela fait un moment que je n’ai rien écrit même si je n’ai pas chômé, mais j’ai surtout refait des sorties déjà présentes sur ce blog…

Pour autant je ne vous oublie pas et je reviens sur une sortie faite début juin!

Une nouvelle fois, nous retournons du côté de Piana pour arpenter la cime du Capu d’Ortu, dont on m’a souvent vanté les mérites. J’ai longtemps hésité à réaliser ce parcours à cause de la durée annoncée sur le panneau qui présente les sentiers de randonnées du coin: 6 heures aller/retour… Mais bon à deux on est plus motivé.

Nous arrivons au parking avec une heure de retard… merci le tourisme de masse. Rapidement nous nous mettons en marche, d’abord dans une forêt de pins puis on s’élève dans un maquis ras au milieu des roches rouges aux airs de grand canyon américain. Ca grimpe sec mais nous tenons bon train et arrivons au sommet en moins de deux heures… La vue est à couper le souffle, aucune différence à l’horizon entre le ciel et la mer.

On aperçoit une bonne partie de la dorsale ainsi que le golfe d’Ajaccio au Sud. Très vite nous passons aux choses sérieuses… ou pas… sandwich et rosé. Impossible de repartir avec la bouteille à moitié pleine (ou vide?)… hips… le retour a été beaucoup plus rapide et nous nous sommes même payé le luxe d’emprunter une variante et de réaliser une boucle sans même le vouloir… les méfaits de l’alcool?

Les six heures annoncées se sont réduites à quatre bien remplies. Une randonnée à ne pas manquer mais attention à la montée qui est un peu rude!

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Capu Rossu et la plage d’Arone

Tout ceux qui aiment la Corse, et qui ont eu la chance d’y passer quelques séjours farniente, connaissent l’immense falaise rougeâtre qui siège au sud de Piana. S’ils n’ont pas, pour la plupart, posé le pied sur son dos, ils ont au moins visité ses cavernes marines grâce aux différentes navettes qui le proposent.

Pour ma part je n’ai pas encore eu le plaisir de voir les cavernes. En revanche le sentier qui parcourt le Capu Rossu restera un moment dans mes souvenirs. Si de la mer, cette montagne de 331 mètres de haut est impressionnante et majestueuse, couronnée d’une tour génoise, bâtie (on imagine avec quelles difficultés) en 1608, du sommet le panorama vous laisse sans voix.

On a beau être en automne, la chaleur est toujours présente. La plus grande partie du sentier ne fait que descendre en longeant la rive sud de la presqu’île à travers un maquis ras. On passe devant d’anciennes bergeries en ruines jusqu’à un petit plateau où se trouve une grosse bâtisse restaurée et une aire de battage (aghja). C’est là que ça se corse (haha…). De ce point, le chemin grimpe assez raide au milieu des rochers rougeâtres. Seuls des cairns permettent de se guider. Mais la récompense est de taille, arrivé à la tour on profite d’un panorama exceptionnel. Des îles Sanguinaires, au sud, à la réserve de Scandola, au nord. Au milieu le golfe de Porto s’étend. J’ai de la chance, ce jour là, la mer est comme un lac, l’eau est d’un bleu profond et se lie avec le ciel dans l’horizon.

Je ne sais pas si c’est les odeurs que je dégage suite à cette rude montée, mais une vingtaine de corbeaux me tournent autour, je devrais peut-être redescendre…

Fin de la balade, il a fait très chaud et il est encore tôt, je rentrerais plus tard. Je reprends la voiture en direction de la plage d’Arone, toute proche. Il est difficile de trouver où se garer pour s’y rendre, mais le déplacement vaut le coup d’oeil. Une longue plage de sable blanc, des galets forment une bande tout le long de la plage sur les premiers centimètres dans l’eau. Ensuite la pente est douce et on a pied sur plusieurs dizaines de mètres.

De quoi se relaxer après la randonnée.

En vidéo… l’image n’est pas super, j’ai filmé avec l’appareil photo… mais bon…

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Par dessus les Calanches

Plan pas randonnées à Piana
Plan des randonnées à Piana

On connaît les Calanches de Piana par la route, ou même à pied pour les plus courageux. Mais il faut savoir qu’il existe une multitude de chemins de randonnées derrière ces rochers fascinants. On croise d’ailleurs sur la route au milieu et à la fin (dans le sens Piana-Porto) des Calanches des panneaux indiquant des départs de randonnées.

Comment ne pas tomber amoureux de cet endroit? Je ne pouvais pas ne pas y aller… J’ai donc pris mes chaussures à deux pieds et je me suis fait un parcours de 3 heures reliant deux des chemins proposés avec une partie sur la route des Calanches.
Je ne vais pas vous cacher que j’ai également calculé la période pour y aller. D’ici quelques semaines la route à cet endroit commencera à devenir impraticable. Les hordes de visiteurs (dont je comprends la motivation) envahiront le site, ce qui le rend un tantinet moins attrayant. On peut ainsi dire que j’ai eu les Calanches pour moi tout seul. J’ai pu me promener de rocher en rocher avec pour seul dérangement au silence qui règne là bas le bruit des oiseaux et la mer sur les rochers en contrebas.

Il y a une légende qui dit que « le Diable aurait créé les calanques pour punir une bergère qui se refusait à lui. Changée en statue, elle est à jamais prisonnière de cette ville fantastique peuplée de créatures de pierre. »

Plusieurs sentiers de différentes difficultés sont accessibles depuis un terrain de foot situé à la sortie du village de Piana. Juste avant les Calanches se trouve un petit pont avec sur la droite, une route qui monte à sec. C’est ici qu’on trouve ce terrain de foot.

On passe d’abord par de petits ponts en bois avant de s’aventurer dans une forêt de pins. Très vite des choix de sentiers s’offrent à moi. Je choisis de suivre le sentier des Palani qui après une forte grimpette nous offre un panorama sur le golfe de Porto au coeur d’une châtaigneraie. Tout le long du parcours, il y a des rochers sculptés. Un des plus emblématiques est la Tête du Lion. C’est un des plus gros, il est visible depuis le terrain de foot sur les hauteurs.
Beaucoup de roches présentent des « tafoni » (trou dans la roche) qui forment les sculptures. Ces trous se forment à cause des variations de températures et d’humidité de l’air, ainsi que par l’érosion due au vent et à la mer toute proche. Certains sont appelés « Tafonu mortu » car ils ont fini d’évoluer. D’autres en revanche subissent toujours l’érosion. D’ailleurs en passant la main dans ces trous, de petits grains de roche se détachent, comme du sable.

La promenade se poursuit par une descente assez raide jusqu’aux ruines de dispensa en bord de la nationale. En descendant on passe tout près d’une fontaine naturelle, Fontaine d’Oliva Bona, où j’ai fait la rencontre d’un petit oiseau très courageux qui est venu se poser sur mon bras quelques secondes alors que je photographiais la fontaine. Puis il est allé se poser au sol à un petit mètre de moi. Malheureusement, je n’ai pas eu le temps d’immortaliser le moment. Peut-être qu’il m’a pris pour un arbre?

De retour sur la route, j’ai profité du calme pour remonter les Calanches à pied. Juste après le chalet des Roches Bleues, un autre chemin est indiqué. Il commence par une sorte d’escalier en pierres ocres. Il s’élève jusqu’à une corniche où la vue est tout simplement bluffante. De là, il est possible de voir la totalité des Calanches de Piana en partant (à gauche) du village de Piana jusqu’au golfe de Porto sur la droite.

Le sentier n’est pas long mais a l’avantage (en plus d’offrir une vue remarquable) de retourner au terrain de foot. La boucle est donc bouclée.

À Carole qui aimait venir parcourir les chemins de Corse et aux siens.

Une petite vidéo de la vue sur le golfe de Porto.

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