L’âge du Bronze à Aullène

Je ne vous raconterais pas l’histoire n’ayez crainte, mais je vous invite à en découvrir les traces à travers une belle boucle pour user vos baskets du côté de l’Alta Rocca.

Au coeur de ces villages de montagne, construits dans la roche, se trouvent les traces d’une époque révolue où nos ancêtres de l’âge de bronze découvraient, comme nous aujourd’hui, les secrets de l’île de beauté.

C’est près d’un promontoire rocheux, certainement un point stratégique de choix, qu’ils avaient établi leur cité.

Plus tard, des seigneurs ont bâti une place forte au même endroit. Un site qui offrait une vue sur le Haut Rizzanese et les routes de l’estive.

Pour découvrir ce site, il faut se rendre à Aullène et suivre la strada antica, “un très vieux chemin” qui permet de découvrir l’Alta Rocca et son patrimoine.

C’est d’ailleurs non loin que se trouvent les sites de Cucuruzzu et Capula dont je vous ai déjà parlé…


Une autre légende du Brocciu

Sur un ancien carrefour de chemins conduisant l’un vers les estives du Cuscionu, l’autre vers Auddè et Quenza, on raconte une légende sur la découverte de la recette brocciu…

“À l’époque, le Diable venait défier en ces lieux un vieux berger. Un jour, il lui demanda tous ses fromages produits durant un mois en le menaçant de prendre ses brebis en cas de refus. Alors le berger inventa le brocciu, qui on le sait n’est pas un fromage.
Lorsque le Diable vint réclamer son dû, il fut obliger de laisser les brocci. Furieux, il décréta que l’année suivante il prendrait tout ce serait en surface. Malin, le berger planta des carottes dont le Diable n’eut que les fanes.
Le Malin se dit alors qu’il valait mieux cultiver lui-même et alla chez un forgeron fabriquer son araire mais un outil lui tomba sur le pied. Fou de douleur, il prit l’outil, une masse, et la jeta en l’air. Celle-ci en tombant créa l’étrange lac du Lavu Dònacu. Il prit ensuite l’enclume du forgeron et la lança dans les airs. Elle tomba plus loin et devint l’Alcùdina (non corse de l’enclume), plus haute montagne du sud de l’île”
.


Voici ce que l’on peut lire sur place…

Sur cette pointe (Cucciurpula) se dressait au Moyen Âge un castrum. Mentionnée pour la première fois en 1392, la fortification est installée, sur une plate-forme sommitale (1164 mètres) qui lui confère un excellent contrôle visuel de la région dominant la haute vallée du Rizzanesi et les routes de l’estive du Cuscionu.

Cette possession de la seigneurie de la Rocca se composait d’au moins une tour trapézoïdale, d’un bâtiment et d’une citerne dont les arases sont encore visibles aujourd’hui. Cette fortification-refuge est assiégée en 1426 par le Comte Vincetellu.

Elle fut un des plus importants châteaux de cette seigneurie, sans doute car elle avait une position symbolique s’imposant au regard.

En contrebas, sur le flanc sud, entre 955 et 1085 mètres, se trouve un important site protohistorique. Fouillé à partir de 2009, une quarantaine d’habitations a été mise au jour.

Ces habitations ont été occupées entre une phase ancienne du bronze final (vers 1200 avant J.-C.), avant une reprise sépulcrale de certains abris vers le milieu du second âge du fer (vers 400 av. J.-C.).

Sur environ 12 hectares, on recense un bâtiment circulaire, quelques tronçons d’enceinte, une grand nombre de terrassements de formes et destinations variées, des cheminements aménagés et des centaines d’abris sous-roche de disposition et dispersion chaotiques.

Beaucoup ont probablement servi de caveaux sépulcraux. Enfin, une zone de replat au sud-est du site, dégagée de tout chaos de blocs, est interprétée comme un espace dédié aux activités agricoles, ce qui est suggéré par la fréquence des meules à cet endroit.

Sur environ 12 hectares, on recense un bâtiment circulaire, quelques tronçons d’enceinte, une grand nombre de terrassements de formes et destinations variées, des cheminements aménagés et des centaines d’abris sous-roche de disposition et dispersion chaotiques.

Beaucoup ont probablement servi de caveaux sépulcraux. Enfin, une zone de replat au sud-est du site, dégagée de tout chaos de blocs, est interprétée comme un espace dédié aux activités agricoles, ce qui est suggéré par la fréquence des meules à cet endroit.

Une boucle pour découvrir les dessus de l’Île-Rousse

Villages typiques, points d’intérêts historiques, panoramas, sentiers de découverte… Cette boucle de village en village au dessus de L’Île-Rousse offre une multitude de raisons de s’y attarder !

Le départ se fera au village de Corbara en laissant le véhicule près de la place de l’église puis, en suivant le balisage; très bien réalisé au passage; qui serpente dans les ruelles on rejoint rapidement le sentier qui mène à Pigna.

Au milieu d’un maquis peu élevé on marche en corniche le long d’un joli muret de pierres. Sur notre droite de temps en temps la vue se dégage sur la plaine et sur Algajola au loin.

Rapidement on rejoint le promontoire de Pigna en arrivant sous l’église. On peut prendre quelques minutes pour découvrir ses petites rues et profiter du panorama.

On prendra ensuite le chemin qui mène au magnifique couvent Saint-Jean de Corbara, toujours en suivant le balisage. Il est possible de le visiter !

Le chemin prend ensuite de l’altitude et rejoint une piste sur la crête au dessus de Santa Reparata di Balagna. Le panorama, mais également l’ascension, méritent une petite pause

Une nouvelle fois, par un chemin de maquis on rejoint le village par ses hauteurs. Il faudra rester dans le secteur du hameau d’Alzia pour reprendre le sentier vers le couvent en ruine.

Prendre de la hauteur

On peut rejoindre la Cima di San’Angelo une fois arrivée aux ruines. Juste au dessus se trouve une piste, vous pourrez l’emprunter pour revenir sur vos pas quelques minutes afin de prendre la hauteur. Au niveau d’une ruine se trouve un sentier cairné qui permet de rejoindre le sommet. De là haut, le panorama sur la Balagne laisse sans voix.

Au Sud, on peut même apercevoir Sant’Antonino, le barrage de Codole, Feliceto, Speloncato etc…

De retour sous le couvent, continuez le sentier jusqu’à Occiglioni. Ce petit hameau est magnifique et offre une vue exceptionnelle sur L’Île-Rousse.

Pour rentrer on suivra le balisage derrière l’église pour rejoindre Corbara qu’il ne faudra pas manquer de visiter !

Sur les traces de Pascale Paoli à Morosaglia

Voici une promenade à faire en famille et qui nous permet de découvrir non seulement un village mais également la vie de ses habitants, son histoire et l’histoire de la Corse à travers un homme emblématique de l’île, Pasquale Paoli.

Au départ de l’église le chemin serpente entre les maisons et nous amène de hameaux en hameaux par des sentiers boisés. On découvre quelques trésors du village. Une chapelle, une fontaine, des anecdotes et une église magnifique, posée sur un promontoire.

De là haut, on domine toute la vallée et le village. Une vue imprenable !

Les panneaux, et même les habitants vous guiderons à travers les ruelles pour trouver votre chemin.

Quelques trésors architecturaux et historiques sont à découvrir. Comme la maison sur le rocher, véritable demeure seigneuriale posée sur un rocher surplombant la rivière.

En contre bas se trouve la maison romaine, autre édifice à l’architecture particulière et à l’histoire très ancienne.

En revenant vers le départ, n’oubliez pas de descendre vers le hameau de Sevasi. On continue le chemin et on arrive à un ancien pont sur le ruisseau de Conca. En le traversant vous pouvez rejoindre le village de Castineta en face.

Un musée au coeur de la balade

Au centre de cette promenade, se trouve le musée de Pasquale Paoli. Car il faut le savoir, le village de Morosaglia est son village natal et on y trouve d’ailleurs sa maison d’enfance.

Prenez le temps de tout visiter d’en apprendre plus sur cet homme qui donna à la Corse son indépendance avant d’être fait prisonnier…

Clocher de Morosaglia
Clocher de Morosaglia

Randonnée, champignons et crash d’avion

Le Monte San Petru offre un panorama remarquable qui marque les esprits. Il a également été le théâtre d’un événement tragique dans le passé qui a laissé des traces sur le sommet.

Nous sommes arrivés à l’aube au village de Petreto dans le Taravo. Malgré un été indien bien clément, la fraicheur se faisait ressentir.

Sans compter que le soleil était masqué par les sommets qui dominent la vallée. Au centre de ceux là, le Monte San Petru, qui culmine à 1400 mètres d’altitude.

D’ici, il parait assez loin et inaccessible. Pourtant les panneaux jaunes indiquent le chemin : Col Saint-Eustache, Monte San Petru.

La plupart des randonneurs qui entreprennent l’ascension de ce sommet partent du col Saint Eustache, beaucoup plus haut. Mais nous, on doit compter 500 m de dénivelé en plus…

À fond sur le champignon

C’est sur que les 1000 mètres de dénivelé positif annoncés ne sont pas très engageant… Mais au fil des pas, notre regard a été porté sur les taches jaunâtres qui parsemaient la forêt alentour.

Et plus on prenait de l’altitude, plus il y en avait ! Au final, c’est quasiment avec 10kg en plus que nous avons terminé notre randonnée ! Chanterelles, girolles, trompettes de la mort, tout y était et en nombre ! Un vrai régal.

Finalement, la montée est passée vite…

Sur les traces du crash

Au fur et à mesure que l’on s’approche du sommet, de petits panneaux en fer, rouge et blanc, indiquent le chemin. Plus on approche, plus on en trouve.

Ils mènent d’abord au sommet du San Petru, mais surtout à la stèle qui marque le lieu où un avion de ligne s’est crashé avec 174 passagers. La deuxième plus grande catastrophe aérienne de France.

C’était le 1er décembre 1981, le brouillard rendait la visibilité difficile, et l’avion, un DC 9 super 80, charter yougoslave de la compagnie Inex Adria Aiways affrété par l’agence de voyage Kompas s’apprête à amorcer sa descente vers Ajaccio.

Mais à 8h52, la tour de contrôle a perdu la trace de cet avion autour de Petreto.

Une réplique de l’église de Petreto se trouve près de la stèle. Elle renferme un grand nombre de document en rapport avec l’événement, chacun dans trois langues : français, allemand, yougoslave.

Il s’agit tout de même de la deuxième plus grande

Panorama tout compris

Les blocs granitiques qui forment le pic du monte San Petru donnent un panorama fabuleux sur l’extrême Sud de l’île.

D’abord, sur le col Saint-Eustache, avec derrière les aiguilles de Bavella et l’Incudine.

Vers le Sud, on peut voir Propriano, Sartène et l’Omo di Cagna. Plus loin, on aperçoit la Sardaigne.

Juste sous nos pieds, c’est le village de Petreto Bicchisano qui s’étend. Il parait loin… Nous avons marché tout ça?! Derrière les montagnes, Ajaccio s’étale jusqu’aux îles Sanguinaires.

Enfin, on peut décrypter l’ensemble de la chaine du Cintu, au Nord Ouest.

Magnifique…

Nous sommes rentrés par le même chemin et avons terminés de ramasser nos champignons. De quoi faire des omelettes pour tout le village !!

La tour d’Olmeto… de Monacia

Voilà une petite balade à faire en famille, mais attention, il n’y a pas d’ombre !

Pas de stress ! Si vous décidez de la faire en été, vous aurez de quoi vous rafraîchir tout au long de la promenade.

On démarre sur une plage de sable fin, les pieds barbotants dans une eau turquoise. Bienvenue sur la plage de Furnellu à Monacia-d’Aullène en Corse-du-Sud.

Un peu la flemme…

On a longuement hésité à rester sur la plage… puis finalement, on a continué sur un petit sentier vers l’Est. Nous avons alors pu nous poser sur une autre petite plage, tout aussi belle. Je crois que l’eau y était plus chaude…

Bref, la balade a été un peu retardé par notre flemmardise mais nous nous sommes vite ressaisis et avons relancé notre entreprise vers l’Ouest !

On commence par quitter la plage en prenant le sentier tout indiqué par les panneaux jaunes, direction Tour d’Ulmetu.

Le sentier n’a rien de compliqué, il longe la côte, en s’en écartant un peu plus par moments. De temps à autres, vous verrez de petites bifurcations qui permettent de rejoindre de jolies criques… si, comme nous, la plage ne vous a pas suffisamment rassasié !

Une tour pas comme les autres

En une petite demie-heure on arrive à la tour dite d’Ulmetu, mais qui se trouve en vrai sur la commune de Monacia et pas d’Olmeto comme on pourrait le croire… ah ah.

Elle est assez étrange, car les pierres ne sont pas apparentes. Elle est couverte d’une sorte de crépis et ne possède pas de couronne de mâchicoulis.

On raconte qu’en réalité c’est parce qu’elle a été construite à la fin du XVIe mais pas pour la défense du littoral, comme ses soeurs.

La tour d’Ulmetu a été bâtie dans le cadre de la politique de développement de la pêche du corail ! Elle servait donc a protéger les pêcheurs et,plus généralement, l’économie qui en découlait.

Voilà ce que l’on peut lire sur place

La tour d’Ulmetu fait partie des tours d’époque génoise construites à partir du XVIe siècle et chargées de protéger l’île contre les incursions barbaresques. Elle est de forme ronde et mesure 9m de hauteur.

Son diamètre au sol est de 7,40m et 5,10m au niveau de la terrasse.

Le diamètre de la couronne est de 6,70m.

Le toponyme Ulmetu garde le souvenir d’un ormeau disparu. En contrebas se trouve le site mésolithique de “Canisgionu”. Cette occupation est datée de 8500 avant Jésus-Christ soit il y a environ 11.000 ans.

Ce site a livré un mobilier abondant, composé surtout d’éclats de rhyolithe, de nucleus, de molettes, meules, broyeurs… Il a livré également de nombreuses résines, cela est très rare.

Ce site est également remarquable parce qu’il est à ce jour le seul site mésolithique de plein air. Les autres sites de cette époque fouillés dans l’île sont tous sous-abris.

Il devrait être constitué de plusieurs cabanes dont on devine les fondations installées sur une ancienne dune ; à l’époque, le site était pourtant à 1,5 km de la mer. Les îlots des Moines (i Mònacci) que l’on voit au loin étaient alors de petites collines en bord de mer.

 

En boucle

Après le pique-nique à la tour, on peut continuer vers l’Ouest pour remonter ensuite vers Saparella et faire une boucle.

Il suffira de prendre le premier sentier sur votre droite après la plage.

Vous pouvez également revenir par le même chemin si vous le souhaitez.