Coup de raquettes au Val d’Ese

Et voilà, une nouvelle fois j’ai sacrifié à la tradition… Comme une grande partie de mes compatriotes d’adoption j’ai chaussé mes raquettes dès l’apparition des premiers flocons et j’ai fais chauffer la Panda jusqu’à la station du val d’Ese.

Bon, en même temps, le paysage est tellement beau une fois sur place, qu’on est quand même conforté dans notre moutonnerie.

Et la moutonnerie est poussée à l’extrême quand, chacun dans son coin, chaque “raquette-man” suit le même itinéraire, jusqu’au refuge qui précède la montée au pozzines de Bastelica.

Bref, je suis content d’avoir participé à la procession et je vous ramène de belles photos, tachetées de mon nouveau compagnon de randonnée. Noir sur blanc… tout fou le camp ? C’est ça ?

Et pour finir la journée comme il se doit, j’ai également chaussé les skis !

Promenade au milieu d’un lac en disparition

J’y suis allé en hiver pour profiter de la neige les skis aux pieds, m’y voici de retour en été les chaussures randos bien lacées. À toutes les périodes de l’année, il y a quelque chose à faire au plateau d’Ese, et en ce moment, le truc c’est la randonnée.

Grâce à mes multiples prospectus/livres/trucs/machins, j’ai pris connaissance de l’existence des “Pozzines”. Pour ceux qui, comme moi il y a quelques mois, n’avaient jamais entendu ce mot auparavant, voici une petite définition : « Une pozzine est un trou d’eau observé dans les montagnes corses. Elles sont reliées par des canaux naturels creusés par l’écoulement des neiges fondues et se constituent dans de vastes prairies. »

Depuis le plateau il est donc possible de rejoindre les pozzines des pozzi de Bastelica (des pozzi étant de grosses pozzines) après quelques heures de marche sous les tire-fesses qui faisaient encore le bonheur des skieurs il y a quelques mois. Le sentier est pelé. Je veux dire par là, qu’il n’y a pas un seul coin d’ombre et qu’il vaut donc mieux se prémunir d’un chouilla de crème solaire pour ne pas finir écrevisse. Après avoir traversé un versant de montagne, nous voilà au sommet d’une crête. En bas on aperçoit les fameuses pozzines. La vue est splendide et même étonnante pour le profane. En hâte, nous descendons ce flanc de montagne afin de poser les pieds sur l’herbe bien grasse qui entoure les trous d’eau.

Il y en a de toutes les formes et de toutes les tailles. Dans certains, l’eau est stagnante et sa couleur ne donne pas envie d’y mettre un doigt. Pour d’autre en revanche, l’eau circule de “trou” en “trou” en direction de la vallée en contrebas. C’est l’heure de se remplir la panse. On cherche un petit coin à l’ombre d’un rocher haut perché. C’est visiblement l’heure de manger pour tout le monde, en face de nous, un aigle s’y prend à plusieurs reprises pour sortir d’une pozzine une truite qui se bat avec le courant. Le spectacle est grandiose.

Sur notre droite, un troupeau de vaches apprécie l’herbe grasse que propose cet endroit presque marécageux, assez inattendu dans ce paysage si désertique. Soudain, un bruit résonne très fort dans la vallée. Un taureau s’approche soufflant, râlant, crachant en direction du troupeau. Visiblement décidé à prendre la place d’un plus jeune qui se trouvait là avant lui.

Après une petite sieste au soleil sur l’herbe fraîche, nous nous remettons en route en direction de la station sous un soleil de plomb, le sac plus léger, quelques coups de soleils en plus et la tête vidée de tous soucis.

Un peu de glisse au Val d’Ese

C’est l’hiver, brrrrr j’ai froid! Bon d’accord il fait tout de même doux sur l’île et même encore bien au dessus de zéro. C’est d’ailleurs très agréable et même si ces derniers temps j’ai moins écrit, je suis toujours en quête de nouvelles promenades et de nouveaux paysages à vous présenter. C’est pourquoi je me suis rendu au Val d’Ese au dessus de Bastelica à tout juste une heure de chez moi.
Surprenante et sublime vallée au coeur des montagnes, cet endroit a la particularité en hiver de se transformer en station de ski! Quel bonheur! Il aurait donc été difficile pour moi de ne pas sacrifier à cette pratique sachant que je pouvais le faire si près de chez moi. C’est donc en compagnie d’un très bon ami venu tout directement des froids glacials de la région parisienne que j’ai découvert cet endroit.

Les affaires de ski dans le coffre et la panda bien huilée, nous nous sommes mis en route pour la station. La déception fut de mise… tempête de neige et brouillard en arrivant au sommet. Il en fallut plus pour nous décourager. S’il ne fut pas possible de skier, nous avons tout de même pu louer des luges et profiter de toute cette belle neige en révisant la solidité des os de nos postérieurs … Aïe ….
Je dois avouer que nous avons peut-être un peu surestimé nos forces. La luge, ce n’est pas pour les feuilles. Après deux ou trois descentes (ou remontées?) nous avons déclaré forfait… pfiou ça crève! Nous sommes donc rentrés un peu déçus de ne pas avoir pu skier ce jour là.

Mais le lendemain matin (enfin, plutôt tard dans la matinée), surprise! Un beau soleil sans nuages pointe son nez. Très vite on se prépare et on se remet en route pour la station. Cette fois bien décidés à en découdre avec les tire-fesses! Ciel bleu dégagé au dessus des pistes. Beau soleil. Le cirque de montagne protège et empêche le brouillard environnant de s’infiltrer dans la vallée. C’est une belle après-midi qui nous attend. Nous avons pu profiter des quatre pistes qu’offre cette station et se changer les idées l’histoire d’une après-midi de week-end qui avait des airs de vacances…