La Paglia Orba dans la brouillard

On y retourne et on ne s’en lasse pas. Pourtant, chaque fois qu’on en redescend on jure à nos jambes que ça sera la dernière mais… la montagne gagne toujours ! Même sur notre volonté.

C’est sous un magnifique soleil d’automne qu’à la fraicheur de la rosée nous nous sommes élancés sur le sentiers au départ du Castel Vergio dans la micro région du Niolu.

Le réveil n’a pas sonné et la soirée de la veille a été arrosée. Nous sommes donc en retard sur le planning prévu pour la journée.

Comme pour le Rotondu ou encore le Seninon, nous transportons le matériel vidéo pour la réalisation d’un reportage pour le site Internet de Corse-Matin.

Autant vous dire que les sacs sont lourds mais les images que nous ramènerons sont splendides !

Inutile de vous re-bassiner sur la beauté de cet itinéraire, je vous laisse juger par vous même et regarder la vidéo sur corsematin.com.

 

Paglia Orba & Capu Tafunatu, frissons garanti

Pour beaucoup, c’est le nom d’un ancien navire de la SNCM, mais pour les amoureux des cimes, c’est l’emblématique sommet en forme de “molaire” du massif du Cintu. Culminant à 2525 mètres d’altitude, la Paglia Orba est un piton rocheux rouge sang faisant face à l’oeil du diable, le Capu Tafunatu.

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L’oeil du diable

Ouille ouille ouille! Voilà une randonnée qui vous donne froid dans le dos! Non seulement par le nom de sa destination, mais également par la technique qu’elle demande.

Nous nous sommes récemment rendus au Capu Tafunatu avant de gravir la Paglia Orba. Si l’on entend souvent que le premier est le plus difficile, la seconde est loin d’être facile d’accès…

Après une soirée bien arrosée au col de Vergio (habitude oblige), nous avons pris le chemin du refuge de Ciuttulu di i Mori. La promenade est ravissante et sans difficultés. En à peine une heure, on profite d’une vue magnifique sur le Tafunatu et la Paglia Orba, qui se font face.

Une fois au refuge (à 1991 mètres), les ennuis commencent! Adieux la végétation, bonjour les pierres glissantes. Nous laissons les sacs au col des Maures pour commencer l’ascension du Capu Tafunatu, qui culmine à 2335 mètres. Prudents, nous avançons doucement. Le chemin est abrupt et nous offre quelques frayeurs. L’arrivée dans l’oeil du diable, ainsi nommé par la légende, nous rassure (c’est finit, on escalade plus!) et nous époustoufle!

Le trou du Tafunatu fait pas moins de 35 mètres de large sur une dizaine de haut. Autant vous dire, qu’on se sent tout petit à l’intérieur.

Mais ce n’est pas finit! Il faut repartir si nous voulons rejoindre la Paglia Orba avant l’heure du déjeuner. Encore une frayeur dans la descente et nous récupérons (enfin) les sacs à dos. Pfiou, nous avons réussis sans embuches! Comme dirait Dora l’exploratrice: «C’est gagné, c’est gagné, we did it! Yeah!»

Tranquillement nous suivons donc les cairns en direction de la Paglia. Le chemin s’élève rapidement et commence à devenir difficile d’accès. Nous apercevons les cairns mais il est parfois trop dur de deviner le chemin à emprunter! Quelques moments d’escalades nous offrent de magnifiques panoramas mais… les pieds au bord de la falaise!

Surprise! Sortie de nul part, une mouflonne nous surprend à seulement quelques mètres devant nous. Elle hésite un moment puis escalade la falaise avant de disparaître dans les rochers. Simplement magnifique!

Après quelques efforts nous arrivons au sommet de la Paglia Orba à 2525 mètres d’altitude. La récompense est là! Certainement une des plus belles vues de toute la Corse. Mais nous n’en profiterons que quelques instants. Nous sommes en retard sur l’itinéraire prévu. Le temps de manger et de finir la bouteille de rosé et nous voilà repartis en direction du refuge, par un autre itinéraire cette fois-ci, que nous pensons plus simple d’accès.

Que nous pensons seulement… car voilà, un passage nécessite un peu d’escalade à l’aide d’une corde (qui est présente sur place). C’est donc à la force des bras que nous descendons chacun notre tour le long de la paroi dans un goulet… Plus de peur que de mal! Le retour s’est fait tranquillement.

Finalement, nous avons passés une journée exceptionnelle, même si nous avons tous droit à un caleçon tout neuf!

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