Les bergeries di Capiaghja

Panneau sur le bord de la route
Le panneau au pont de Sedula

Si votre chemin vous a mené dans la forêt de Vizzavona, et plus précisément à la sortie du domaine de Bocognano, vous avez certainement remarqué deux petits panneaux sur le bord de la route indiquant des noms et des durées sans plus d’explications.

En cherchant un peu sur internet, je n’ai rien trouvé non plus. C’est pour dire, même l’ultime Guide Vert Céleste ne parle pas de ces chemins… Un matin donc, très tôt, j’ai décidé d’aller vérifier par moi-même. En route pour Bocognano. Après la nouvelle déviation qui mène au col de Vizzavona, il y a un pont, le pont de Sedula avec un petit “parking” sur la droite. C’est ici que tout part.

On suit d’abord une piste jusqu’à un petit barrage où se trouve un autre parking. Il est donc possible de monter jusqu’ici avec un véhicule haut. Là, des petits panneaux en bois sont plantés dans le sol, indiquant toujours des lieux sans indication de temps. Je décide de prendre à droite. Le chemin (balisé) abandonne la piste pour prendre un petit sentier sous les pins tout en longeant la rivière. C’est la Gravona qui prend sa source un peu plus haut.

Après une petite heure de marche on arrive à une fontaine proche de bergeries. Les bergeries de Capiaghja. Elles se situent au coeur d’une vallée. D’autres randonnées sont accessibles depuis ce point. Notamment celle qui lie les villages de Tavera, Bocognano et Vizzavona. On peut également rejoindre Bastelica en passant par le Col de Vetta, mais… il faut avoir quelques heures devant soi (9 heures de marche environ).

Tout proche, un pont de singe en métal permet de traverser la Gravona dont le courant est très fort à cette période de l’année. Tout de suite après, un autre panneau fait son apparition. Montrant un chemin très escarpé et extrêmement (je pèse mes mots) raide. Il monte en fait le Capitedu A Pughjola, un col à 1600 mètres d’altitude. Mais une fois encore, il faut beaucoup de temps pour le rejoindre (4 heures environ d’après les cartes IGN depuis ce point).

Je décide donc de faire demi-tour avant de me perdre totalement. Entre-temps, j’ai pu repérer sur mon GPS que le chemin dit “des Bergeries de Capiaghja” forme en fait une boucle qui se rejoint au niveau du barrage où se trouvaient les deux petits panneaux. J’ai donc suivi cette boucle qui s’élève sous les pins pour passer sur l’autre versant de la montagne. Là se trouve une autre fontaine ainsi que d’autres bergeries. Celles-ci abandonnées.

En 2 heures, la boucle est bouclée et c’est une promenade très agréable que j’ai pu découvrir au coeur d’une forêt toujours aussi éblouissante.

12 commentaires sur “Les bergeries di Capiaghja

  • Je pense qu’un jour, à force de se perdre et de suivre des chemins hypothétiques, on va retrouver une belle stalagmite au printemps. On saura que c’est en fait Nicolas, grâce au guide vert qui sera pris dans la glace lui aussi… 😉

  • bellicimo, splendide, époustouflant, ce crocus, ces couleurs, l’éclat du safran sur ce violet le tout sur fond de ciel bleu enfin tout cela pour dire qu’une fois encore j’aurai tellement aimé partager cette ballade avec toi…

  • Oui je l’ai pris lol, sur la photo en fait je suis de l’autre côté de la rive… pourquoi cette question?

  • punaise mais j’aurais préféré prendre un détour de 15 bornes plutot que passer sur ce pont qui a l’air de tenir avec du fil de laine ! ^^ courage quand tu nous tiens

  • LooooL mais tu rigole! C’est des fils en métal qui sont encastrés dans les rochers alentours. Après comme il est un peu long ça balance légèrement avec le vent au milieu donc il faut bien se tenir :p Je t’y emmènerais lol

  • Hier 15 octobre, sommes montés jusqu’aux Bergeries de CAPIAGHA, puis avons continué, pris le fameux pont de singe, de descentes en montées puis en descentes, sommes arrivés à BOCOGNANO : piste orange ou
    jaune !!! Belle ballade parmi les animaux sauvages … queues en tire-bouchons … et cornes !
    Amitiés.

  • Bonjour,

    Merci pour cette précision. En effet, à l’époque je n’ai pas eu l’information.

    A bientôt

  • En été, prévoir serviette et sécateur, d’une part pour le franchissement des torrents un peu gonflés par la pluie, impossible à passer sans déchausser, d’autre part à cause des ronces (et autres arbres tombés) qui bloquent le chemin de retour et qui forcent de faire du quatre-pattes. Aussi à noter, le chemin entre les deux bergeries est un peu raide de droite à gauche par endroits, donc difficile pour les personnes plus âgées. A part cela, belle balade à travers la forêt riche de rencontres avec des cochons.

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