En mode glisse à Ghisoni

Et voilà ! Enfin ! Il était temps ! Ghisoni !

Sur le parking à Ghisoni

Pour changer d’aire de jeu, j’ai délaissé le plateau d’Ese pour me rendre à Ghisoni, une des autres stations de ski de l’île de beauté. La dernière fois que j’avais pu m’y rendre, s’était pour rejoindre le lac Bastani et le Monte Renoso… autant vous dire que le paysage était complètement différent.

Un mur de neige avec quelques traces et 4 pistes dont deux bien funs ! En mode « hors piste », un flanc bosselé permet de bien s’amuser et de varier les descentes. Sauts, passages sous les arbres… chutes… et vitesse !

Bref une journée idéal qui ne m’a pas fait regretter la route. Sans compter que les sommets nous offre un sublime panorama sur la plaine orientale et les îles italiennes… Au top !

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Coup de raquettes au Val d’Ese

Et voilà, une nouvelle fois j’ai sacrifié à la tradition… Comme une grande partie de mes compatriotes d’adoption j’ai chaussé mes raquettes dès l’apparition des premiers flocons et j’ai fais chauffer la Panda jusqu’à la station du val d’Ese.

Bon, en même temps, le paysage est tellement beau une fois sur place, qu’on est quand même conforté dans notre moutonnerie.

Et la moutonnerie est poussée à l’extrême quand, chacun dans son coin, chaque “raquette-man” suit le même itinéraire, jusqu’au refuge qui précède la montée au pozzines de Bastelica.

Bref, je suis content d’avoir participé à la procession et je vous ramène de belles photos, tachetées de mon nouveau compagnon de randonnée. Noir sur blanc… tout fou le camp ? C’est ça ?

Et pour finir la journée comme il se doit, j’ai également chaussé les skis !

Il neige, il neige bergère…

La bergère a bien rentré ses moutons mais a dû être étonnée de voir la pluie transformée en neige. Une neige qui a recouverte presque l’intégralité du territoire insulaire en seulement quelques jours.

Enfin, l’intégralité, j’exagère un peu. Car la région ajaccienne, une fois n’est pas coutume, est restée sous de belles éclaircies et aucun flocon n’a souhaité s’aventurer aux alentours…

Il m’a donc fallu me déplacer dans le centre Corse pour vous ramener quelques photos de ce magnifique manteau blanc. Une fois passé Bocognano, on change de décors, on change de pays et on se croirait en sibérie !

Désolé, le temps n’était pas au beau fixe lors de la prise de ces clichés. Mais je peux vous le dire, malgré la couverture nuageuse, Kallisté s’est tout simplement sublimée en se parant de blanc.

Vous en conviendrez, l’île est toujours aussi belle. On s’amuse à essayer de reconnaître les villages, les routes et les chemins que l’on connaît. Ou plutôt que l’on croit connaître car lorsqu’ils ne sont plus verts on est perdus.

Passage à Collioure

C’est drôle comme on connaît mal les endroits qu’on a le plus fréquenté… Bizarrement malgré avoir passé toutes mes vacances d’enfant dans la région de Collioure, je n’avais jamais réellement visité la ville.

Ce n’est pas vraiment chose faite, mais j’ai pris cette fois le temps de parcourir, l’oeil aux aguets, les ruelles de la vieille ville, de la place jusqu’à la plage. J’ai même, pour la première fois, mis les pieds dans le château royal !

Bref, un petit retour dans les ruelles de l’enfance, où sous mes pas des centaines de claquettes ont rendu l’âme et où je me suis égratigné un nombre incalculable de genoux… Continuer à lire “Passage à Collioure”

De Tavera à Bocognano sans le bitume

Il fut un temps pas si lointain où marcher d’un village à l’autre n’était pas qu’un passe temps. Beaucoup des sentiers que l’on emprunte dans les plaines sont les restes de ces chemins, parfois muletiers, créés pour des raisons souvent économiques et commerciales.

Aujourd’hui la route remplace la plupart de ces sentiers dont les secrets (architecturaux) disparaissent doucement, oubliés.  Pourtant nos ancêtres avaient su s’adapter au paysage et aménager comme il se doit les chemins pour rendre plus simple leurs déplacements.

Les villages de la haute Gravona étaient tous reliés par des sentiers dont la plupart sont toujours existants ! Entre Peri et Carbuccia, Carbuccia et Ucciani, Ucciani et Tavera, Tavera et Bocognano… C’est sur ce dernier que je me suis rendu dernièrement un peu par hasard.

Vous savez, ces journées où vous préféreriez pantoufler à la maison malgré le rayon de soleil, mais votre raison vous chuchote toutes les deux minutes “sors”… “sors”… “sors”… de manière incessante… “sors”…
Vous finissez par abdiquer, mais sans aller trop loin !

Et là, c’est la surprise. Si le choix du sentier n’était qu’un prétexte, je suis bien content de l’avoir découvert. Il offre en effet de beaux panoramas sur la haute Gravona et longe les vestiges d’une économie locale disparue. Des murs, des maisons, des terrasses cultivées, et même, une ancienne gare, aujourd’hui en ruine. Plus personne ne devait s’aventurer dans le secteur pour travailler…

Depuis la gare, nous pouvons longer la voie de chemin de fer et découvrir un pont aux proportions impressionnantes. Chapeau aux bâtisseurs des chemins de fer de la Corse qui, dans les années 1900, ont réalisé des prouesses techniques pour qu’enfin Bastia et Ajaccio soient accessibles par la voie ferrée.

Plus loin, entre les exploitations porcines, se trouve un pont de singe, qui ne doit pas être si vieux, mais qui fera le plaisir des enfants (et des grands ?).

Le petit plus, si vous ne l’avez toujours vu, ou si vous ne pouvez vous en lasser, le sentier se termine non loin du départ pour la cascade du voile de la mariée. Allez y jeter un oeil, histoire de mesurer le débit !

Continuer à lire “De Tavera à Bocognano sans le bitume”